Je suis psychopraticien, autrement dit praticien en psychothérapie. Je ne me présente pas comme psychologue, psychiatre ou psychothérapeute. Les séances proposées relèvent d'un accompagnement psychologique et intérieur ; elles ne remplacent pas un diagnostic, un traitement ou un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.

Pourquoi cette confusion autour des « psy » ?

Dans le langage courant, le mot « psy » sert souvent à désigner toute personne que l'on consulte pour parler d'une souffrance psychique, d'une difficulté relationnelle, d'une angoisse, d'une dépression, d'une perte de sens ou d'un blocage intérieur. Mais derrière ce mot se trouvent des réalités très différentes.

Certaines professions relèvent du champ médical ou de titres réglementés. D'autres relèvent de l'accompagnement, de la relation d'aide, de la psychothérapie au sens large ou de pratiques issues d'écoles spécifiques. Pour choisir en conscience, il est donc important de savoir ce que chaque terme recouvre.

Psychiatre : le médecin spécialiste

Le psychiatre est médecin. Il peut poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments, organiser un suivi psychiatrique et intervenir dans les situations où un trouble psychique nécessite une prise en charge médicale. Il est l'interlocuteur prioritaire en cas de crise aiguë, d'idées suicidaires, de risque pour soi ou pour autrui, de symptômes sévères ou de besoin de traitement médicamenteux.

Psychologue : un titre protégé

Le titre de psychologue est protégé en France. Il est lié à des diplômes spécifiques en psychologie, notamment ceux listés par les textes officiels. Un psychologue peut réaliser des entretiens, des évaluations psychologiques et proposer un accompagnement selon son orientation théorique et son cadre d'exercice.

Mais être psychologue ne signifie pas automatiquement savoir mener une psychothérapie de fond. Certains psychologues y sont formés et le font très bien ; d'autres travaillent plutôt dans l'évaluation, le soutien, l'entretien clinique, l'orientation, l'institutionnel ou des cadres plus spécifiques. La psychothérapie demande une formation, une pratique et souvent un travail personnel qui ne se déduisent pas du seul titre.

Je ne suis pas psychologue et je ne me présente pas comme tel. La différence doit rester claire, même si certaines personnes arrivent sur mon site après avoir cherché un psychologue ou un psy à distance.

Psychothérapeute : un titre réglementé

Le titre de psychothérapeute est également réglementé. L'inscription sur le registre national des psychothérapeutes suppose notamment une formation en psychopathologie clinique et un stage pratique, avec des conditions d'accès précises. Ce titre ne doit donc pas être utilisé comme un simple synonyme de praticien en psychothérapie.

Je ne me présente pas comme psychothérapeute. La formulation que j'utilise est : psychopraticien, autrement dit praticien en psychothérapie. Elle décrit mon champ de pratique sans revendiquer un titre réglementé.

Psychopraticien : un praticien en psychothérapie non médical

Psychopraticien signifie ici praticien en psychothérapie. Il ne s'agit pas de deux statuts différents, mais de deux manières de nommer le même cadre : un accompagnement non médical de la personne dans sa vie intérieure, ses émotions, ses répétitions, ses conflits, ses blocages et ses transformations. Ce cadre n'a pas le même statut réglementaire que psychologue, psychiatre ou psychothérapeute, ce qui impose une grande clarté dans la présentation.

Dans mon cas, être psychopraticien veut dire mener une psychothérapie de fond. Le travail s'appuie sur l'écoute profonde, les rêves nocturnes, les rêves éveillés, les images intérieures, les lapsus, les sensations corporelles, les émotions et l'expression de l'Inconscient. L'objectif n'est pas de poser une étiquette, mais d'accompagner la personne vers ce qui cherche à être entendu et transformé en profondeur.

Cette direction est importante pour moi : il ne s'agit pas seulement de parler, d'être écouté, de comprendre mentalement ce qui se passe ou de mieux gérer un symptôme. Ces étapes peuvent être utiles, mais elles restent insuffisantes lorsqu'une souffrance continue d'agir depuis une couche plus profonde de la psyché.

Thérapies de surface et thérapies profondes

On peut distinguer deux grandes orientations. Les thérapies de surface cherchent d'abord à soulager le symptôme, à retrouver un fonctionnement plus stable, à mieux gérer l'anxiété, le stress, la tristesse ou les comportements problématiques. Elles peuvent apporter un apaisement réel et parfois nécessaire, mais elles ne vont pas toujours jusqu'à la racine de la souffrance.

Lorsqu'une personne reste longtemps dans cette logique de surface, elle peut connaître des soulagements successifs tout en gardant une insatisfaction de fond. Elle consulte alors parfois plusieurs praticiens, explore différentes approches, reçoit ici ou là un mieux-être réel, mais sans trouver la solution fondamentale. Elle peut avoir l'impression de courir après quelque chose d'invisible qui lui échappe, puis s'épuiser à force de chercher partout, avec le sentiment de se disperser.

Les thérapies profondes visent autre chose : descendre vers l'origine intérieure du symptôme, rencontrer la part blessée qui continue d'agir, accueillir l'émotion refoulée et permettre une libération plus profonde. Il ne s'agit plus seulement d'aller mieux en surface, mais de transformer le lien à la cause de la souffrance.

Une thérapie de fond cherche à rejoindre la cause intérieure du symptôme, là où une part blessée, refoulée ou dissociée continue de porter la souffrance. Tant que cette part n'est pas rencontrée, accueillie et traversée, la personne peut avoir l'impression d'avoir beaucoup parlé sans que quelque chose change réellement dans sa manière d'être, de sentir, d'aimer, de choisir ou de se tenir dans le monde.

Mon accompagnement vise cette profondeur. La psychothérapie de fond amène la personne à se concentrer sur l'essentiel, et l'essentiel se trouve dans ses profondeurs. C'est là qu'il faut aller. Il ne s'agit pas de se disperser dans une accumulation de pistes, mais de descendre vers le lieu intérieur où la souffrance prend racine, avec une guidance précise et incarnée. C'est ce que je propose dans mon accompagnement.

Quand consulter un psychopraticien ?

Vous pouvez envisager ce type d'accompagnement si vous cherchez un espace de parole, d'écoute intérieure et de transformation personnelle, par exemple face au stress, à l'anxiété, aux crises d'angoisse, à une perte de sens, à des insomnies, à des difficultés relationnelles, à certaines addictions ou à un mal-être diffus.

Le travail peut être particulièrement adapté lorsque vous sentez qu'une approche seulement rationnelle ne suffit pas, que quelque chose se répète malgré vos efforts, ou que votre souffrance semble venir d'une zone plus ancienne, plus profonde, difficile à atteindre seul.

Quand consulter plutôt un médecin, un psychiatre ou un psychologue ?

Un avis médical ou psychiatrique est nécessaire en cas d'urgence, de danger, d'idées suicidaires, de symptômes sévères, de dépendance lourde, de confusion, d'hallucinations, de suspicion de trouble nécessitant un diagnostic ou de besoin de traitement. Un psychologue peut être indiqué lorsque vous cherchez un cadre clinique, une évaluation psychologique ou un suivi dans un dispositif institutionnel ou conventionné.

Ces approches ne sont pas forcément concurrentes. Dans certaines situations, un accompagnement de psychopraticien peut coexister avec un suivi médical ou psychologique, à condition que chacun garde sa place.

Ma place : guider parce que j'ai moi-même exploré les profondeurs

Ce qui me différencie n'est pas un titre médical ou universitaire. C'est une manière d'accompagner : descendre vers ce qui agit sous la surface, écouter ce que l'Inconscient tente de dire, accueillir les émotions sans les refouler ni s'y perdre, et permettre à la personne de retrouver une relation plus vivante à elle-même.

On ne guide pas quelqu'un dans ses profondeurs uniquement avec des concepts. Il faut avoir exploré concrètement ses propres zones d'ombre, avoir rencontré ses propres peurs, ses propres blessures, ses propres résistances, et savoir de l'intérieur ce que signifie descendre, traverser et remonter changé. C'est cette expérience vécue qui permet de tenir une présence lorsque l'autre approche ses régions les plus sensibles.

Psychopraticien, autrement dit praticien en psychothérapie depuis 2004, j'ai accompagné des milliers de personnes en séances individuelles, ateliers, stages, cycles de stages, retraites et formations de praticiens. Depuis 2022, j'ai également créé un grand centre de stages en Normandie. Cette expérience nourrit une présence, une écoute et une guidance qui ne se réduisent pas à une méthode.

Questions fréquentes

Est-ce que Nicolas Mauran est psychologue ?

Non. Je ne suis pas psychologue et je ne me présente pas comme tel. Je suis psychopraticien, autrement dit praticien en psychothérapie.

Est-ce que Nicolas Mauran est psychothérapeute ?

Non. Le titre de psychothérapeute est réglementé en France. Je ne revendique pas ce titre. J'utilise le terme psychopraticien, autrement dit praticien en psychothérapie.

Si je cherche un psy, puis-je quand même vous consulter ?

Oui, si vous cherchez un accompagnement non médical, un travail intérieur et une thérapie de fond. Si votre situation nécessite un diagnostic, un traitement ou une prise en charge médicale, il faut consulter un professionnel de santé adapté.

Les séances sont-elles possibles à distance ?

Oui. Les séances peuvent se faire par téléphone ou en visio dans toute la France, dans un cadre confidentiel.

Choisir le bon cadre

Si vous cherchez un psy au sens large, mais que vous sentez qu'une simple écoute ou une gestion du symptôme ne suffit pas, vous pouvez lire la page dédiée au travail à distance ou réserver une séance.