Le mot symptôme est utilisé ici avec prudence. Il ne s'agit pas de poser un diagnostic, mais de nommer ce que la personne vit, de comprendre ce qui entretient la difficulté, et de voir quel type d'aide peut devenir juste.

Pourquoi ces pages en 2026 ?

La souffrance psychique n'est plus un sujet marginal. Depuis la crise Covid, de nombreux indicateurs montrent une dégradation durable de la santé mentale en France : stress au travail, anxiété, troubles du sommeil, épuisement, épisodes dépressifs, difficultés des jeunes adultes et recours croissant aux psychotropes.

Dans le monde du travail, AXA France indique dans son Datascope 2026 que le taux d'absentéisme a atteint un niveau record de 4,76 % en 2025, soit 50 % de plus qu'en 2019. Le même document souligne que les troubles psychologiques sont devenus la première cause des arrêts de travail de longue durée, et que, chez les moins de 30 ans, plus de la moitié des arrêts longs sont désormais dus à des troubles psychologiques.

Le baromètre Malakoff Humanis 2025 va dans le même sens : 42 % des salariés se sont vu prescrire au moins un arrêt maladie en 2024, et 49 % chez les jeunes actifs. Malakoff Humanis indique aussi que près d'un quart des salariés de moins de 30 ans ont eu au moins un arrêt lié à des troubles psychologiques, en hausse de 6 points depuis 2019.

Du côté des jeunes, l'Assurance Maladie décrit une dégradation de la santé mentale des 12-25 ans depuis la crise sanitaire, avec une augmentation préoccupante de la consommation de psychotropes. Elle signale par exemple une hausse de 60 % du nombre de jeunes sous antidépresseurs entre 2019 et 2023. Concernant les anxiolytiques, Ameli rappelle que la France est le deuxième pays européen consommateur de benzodiazépines et compte plus de 9 millions d'utilisateurs en 2024. Une étude relayée par le Service d'information du Gouvernement en 2025 indique par ailleurs que 64 % des Français se disent préoccupés par la santé mentale, avec une inquiétude encore plus forte chez les moins de 35 ans.

Ces chiffres ne disent pas tout de l'expérience intime des personnes, mais ils montrent une chose : nous n'avons probablement jamais eu autant besoin d'espaces sérieux de soutien psychologique, d'accompagnement et de travail intérieur.

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Un cadre d'accompagnement clair

Les séances proposées relèvent d’un accompagnement de psychopraticien. Elles ne remplacent pas un diagnostic, un traitement ou un suivi assuré par un professionnel de santé lorsque celui-ci est nécessaire.

Le symptôme comme expression d'une part refoulée

Dans ma manière de travailler, un symptôme n'est pas seulement un problème à faire taire. Il est aussi le signe qu'une part de la personne cherche à être entendue. Ce qui dérange aujourd'hui peut être la conséquence d'une émotion ancienne, d'une peur, d'une colère, d'une honte ou d'une douleur qui n'a pas pu être accueillie au moment où elle est apparue.

Une part souffrante a alors été mise à l'écart. Souvent, cette part ressemble à un enfant intérieur blessé : une zone de la psyché qui a dû se protéger parce qu'elle ne savait pas encore comment traverser ce qu'elle vivait. Le symptôme fait souffrir, mais il protège aussi la personne d'un contact trop brutal avec cette cause plus profonde.

La solution : écouter l'Inconscient

Le travail ne consiste donc pas seulement à contrôler le symptôme. Il consiste à écouter ce que l'Inconscient tente de dire à travers lui. Les rêves nocturnes, les rêves éveillés, les lapsus, les images intérieures, les sensations corporelles, les émotions et l'écoute profonde deviennent des voies d'accès à ce qui cherche à se révéler.

La personne apprend peu à peu à distinguer trois mouvements : refouler l'émotion, se laisser envahir par elle, ou l'accueillir en pleine conscience. Accueillir une émotion ne veut pas dire se laisser posséder par elle. C'est la sentir dans le corps, respirer avec elle, rester présent, garder les yeux ouverts intérieurement, et lui offrir une place plus lumineuse.

Cette démarche vise l'autonomie dès le départ. Je me mets à l'écoute de l'Inconscient de la personne, mais aussi du mien, afin de favoriser chez elle sa propre écoute. Un Inconscient qui se sait écouté commence souvent à s'exprimer davantage : les rêves deviennent plus parlants, les associations se précisent, les émotions se montrent avec plus de netteté.

Descendre, traverser, remonter changé

Il y a dans ce travail une dimension qui ne passe pas seulement par l'explication. Le psychopraticien accompagne parce qu'il a lui-même traversé ses propres zones d'ombre et accompagné d'autres personnes dans cette descente intérieure. Quelque chose se transmet alors dans la présence, dans la manière de rester avec ce qui fait peur, dans la capacité à ne pas fuir la profondeur.

Ni la personne ni moi ne savons toujours exactement ce qui se passe sous la surface. Des liens se font, des informations circulent, des images apparaissent, des émotions se libèrent, et parfois les choses changent sans que l'on puisse tout réduire à une explication rationnelle. Le travail reste concret : sentir, respirer, accueillir, comprendre ce qui peut l'être, puis laisser l'Inconscient poursuivre son oeuvre.

La visée n'est pas de dépendre de moi, mais d'apprendre ce savoir-être : descendre dans les profondeurs, toucher le fond sans s'y perdre, et remonter renouvelé. C'est cette capacité qui transforme peu à peu la relation à soi, aux autres et au monde.

Ce qui différencie mon accompagnement

Mon travail ne se limite pas à écouter, rassurer ou proposer des moyens de soulager le symptôme. Ces éléments peuvent être utiles, mais ils ne suffisent pas toujours lorsque la souffrance vient d'une cause profonde encore active dans l'Inconscient.

Ce qui me caractérise est une direction plus profonde, plus viscérale, en collaboration étroite avec l'Inconscient. Le but est d'aller vers la cause intérieure du problème, non pour l'analyser de loin, mais pour permettre à la personne de rencontrer la part blessée, d'accueillir l'émotion qui avait été refoulée, et de libérer peu à peu l'attachement à cette ancienne organisation de souffrance.

Cette guidance ne retire pas à la personne sa responsabilité ; elle l'aide au contraire à devenir plus autonome dans son écoute intérieure. Le psychopraticien accompagne la descente, tient le cadre, écoute les signes, favorise l'accueil émotionnel, mais c'est l'Inconscient de la personne qui indique le chemin de transformation.

En cas d'idées suicidaires, de danger immédiat, de crise aiguë, de symptômes physiques importants ou de dépendance sévère, il faut contacter un médecin, les urgences ou un service spécialisé. En France, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide.

Comment utiliser ces pages

Chaque page présente le problème en profondeur, les boucles qui l'entretiennent, les pistes d'aide possibles et les écueils fréquents. L'objectif est de vous aider à reconnaître ce que vous vivez sans vous enfermer dans une étiquette, puis à comprendre comment ce symptôme peut devenir une porte d'entrée vers un travail intérieur plus vrai.

Commencer par une séance

Vous pouvez venir avec une difficulté précise ou avec quelque chose de plus diffus. Nous commencerons là où vous êtes.